L' Ane

Publié le par Amélie B.

Souvent, pour s'amuser, les électeurs français
Prennent des ânes à la tête du pays,
Qui suivent, indolents animaux béarnais,
Tantôt la gauche ou la droite: ces grands indécis!

A peine les ont-ils déposés au pouvoir,
Que ces rois de la frime, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs idées au tiroir
Comme autant de serments et de projets foireux.

Ce député isolé, comme il est guignol!
Lui, toujours si naïf, qu'il est comique et laid!
L'un lui cloue le bec, ah François ce qu'on rigole
L'autre mime, en riant, le fou qui bégaillait!

Le Bayrou est semblable au prince des capons
Qui hante les plateaux mais sourd aux quolibets
Exilé au Modem au milieu des unions
Ces oreilles décollées l'empêchent de penser!

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Publié dans Vers tribuns

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