Jouer du koto

Publié le par Amélie B.

Le musicien se tient assis derrière son instrument, posé soit à même le sol soit sur un support. On joue du koto à l’aide d’ongles artificiels ( koto-zume) prolongeant le pouce, l’index et le majeur de la main droite, qui poussent la corde jouée, tandis que l’autre main appuie plus ou moins sur la corde de manière à modifier la tonalité du son.
 
Les cordes du koto sont accordées traditionnellement de manière à former le gamme pentatonique, ou gamme chinoise cependant le fait de pouvoir modifier à sa guise la position des chevalets autorise une grande liberté d’accords ainsi on peut également jouer du koto sur n’importe quelle gamme. Cette grande richesse pose cependant des problèmes de notation car, s’il existe bien un système conventionnel, il est impossible d’apprendre un morceau sans l’aide d’un professeur tant les nuances et subtilités possibles dans l’interprétation sont importantes.
 
Plus qu’un instrument soliste, le koto est avant tout un instrument d’orchestre. Celui-ci a notamment joué un rôle très important dans l’affirmation de la musique nationale, notamment à travers la musique de cour (gagaku). Remplaçant parfois le shamisen pour accompagner la déclamation des pièces de jôruri, il sert le plus souvent à accompagner la récitation de poèmes, soit comme instrument unique, soit avec un shamisen, une flûte shakuhachi et un luth à archet.


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   Exemple de gamme
 
Les idéogrammes ( kanji) représentent des chiffres et chaque chiffre une corde. Ainsi, les notes ne sont pas désignées par do ré mi , ni A B C, mais par des numéros.
                    

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