Le koto : histoire
À l’origine, le mot koto est un terme générique qui désigne, dans le Japon de l’époque de Heian (794-1192), tout instrument à cordes dont on peut extraire un bruit par frottement, pincement ou percussion L e koto, importé de Chine au Vie siècle, subit diverses transformations depuis le Yamato-koto ( ou wagon) utilisés avant le VIIe siècle et qui n’avait que cinq cordes et 90 cm de longueur. A l’époque de Nara, on leur ajouta une sixième corde et un autre koto, similaire à celui utilisé de nos jours, fût inventé sous le nom de gakusô.
C’est au début de l’ère d’Edo ( 1603-1868) qu’est née une musique propre au koto : sôkyoko. Cette musique connu son âge d’or pendant l’ère Meiji ( 1868-1912) et son développement s’est perpétué jusqu’à nos jours
Au XXe siècle, des musiciens ont tenté de moderniser le jeu du koto à partir de principes musicaux occidentaux ( harmoniques, staccato…). L’interprète et compositeur Michio Miyagi est le premier à avoir développé ces techniques. Ce musicien, aveugle à l’âge de six ans, est aussi connu pour avoir introduit le koto basse ( jyûsitigen) et pour être à l’origine d’un koto long de…80 cordes ! Son œuvre Haru no umi ( la mer du printemps) est la plus jouée au monde ( à noter que ce morceau peut être exécutée au violon) .
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