Le Pavillon d'or
Que la Beauté puisse exister et le jeune moine s'en trouverait irrémédiablement exclu. Mais la soudaine et commune fragilité qui l'unit au Pavillon d'Or, alors que retentit au loin le bruit des bombes, scelle son destin au temple sacré. La quête de cette ultime communion, en commettant l'irréparable, constitue sa secrète destinée. Bègue et sans beauté, il est en apparence réservé et taciturne ; le mal et la laideur sont les hôtes de son âme. Le pendant de sa souffrance physique est un ego démesuré et tyrannique qui le pousse à croire à sa mission tragique et exemplaire : atteindre le "coeur même du mal" et anéantir le sacré d'entre les sacrés par un acte de "pure abolition". L'incendie du Pavillon d'Or en juillet 1950 anéantissait un trésor national. En explorant les méandres psychologiques du jeune Mizoguchi, Yukio Mishima établit le mobile d'un crime qui ébranla le Japon. En arrière-plan, l'auteur livre sa vision philosophique du Beau absolu.
Mishima est une grande figure de la littérature japonaise. Son implication politique ( tout le monde a en mémoire son suicide spectaculaire) a quelque peu masqué son oeuvre littéraire, pourvue d'une grande sensibilité. Les romans japonais du XXIe siècle sont pour la plupart à demi érotiques ( je ne m'étalerai pas plus sur le pourquoi du comment) mais celui-ci, contrairement à l'extrait généralement présenté en 4e de couverture, ne l'est pas du tout, ou très peu. Ce livre m'a donné une énorme impression, et encore aujourd'hui, j'y repense avec des frissons ( non pas de peur, mais d'émotion). L'horreur et la Beauté sont étroitement liés et sont sujets à des tourments constants dans les pensées du personnage principal, à la psychologie très complexe.
Mishima est une grande figure de la littérature japonaise. Son implication politique ( tout le monde a en mémoire son suicide spectaculaire) a quelque peu masqué son oeuvre littéraire, pourvue d'une grande sensibilité. Les romans japonais du XXIe siècle sont pour la plupart à demi érotiques ( je ne m'étalerai pas plus sur le pourquoi du comment) mais celui-ci, contrairement à l'extrait généralement présenté en 4e de couverture, ne l'est pas du tout, ou très peu. Ce livre m'a donné une énorme impression, et encore aujourd'hui, j'y repense avec des frissons ( non pas de peur, mais d'émotion). L'horreur et la Beauté sont étroitement liés et sont sujets à des tourments constants dans les pensées du personnage principal, à la psychologie très complexe.
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