Oreiller d'herbes

Publié le par Amélie B.

Oreiller-d-herbes.jpgUn peintre se retire dans les montagnes, pour peindre, pour se reposer, mais surtout pour faire le point sur son art. Qu'est-ce que la sensibilité artistique? Qu'est ce que la création? Qu'est ce qu'une sensation? Comment distinguer l'art japonais de l'art occidental? Le peintre observe la nature, mais aussi les êtres humains. Dans l'auberge où il loge, il est le témoin silencieux d'un curieux manège. Une femme exceptionnellement belle paraît chargée d'un passé mystérieux qu'il essaie de mettre au jour. Les légendes du lieu, les commérages s'entremêlent et, à travers l'observation de cet être qui est à la fois le modèle idéal du peintre et le personnage du roman en train d'écrire, l'auteur tente de définir son art, dans l'attente de la "crise" qui lui donnera son sens.
 
Extraordinairement original par sa structure, son écriture, son projet même, ce roman, écrit en 1906, peut être lu à la fois comme un essai sur la sensibilité japonaise, mais aussi comme l'oeuvre qui marque le départ de la modernité.
Le titre de ce roman est une expression poétique couramment utilisée dans la rhétorique japonaise, pour se référer au voyage.
 
Conscient de la singularité de son oeuvre, l'auteur écrit: Si ce "roman-haïku" ( l'expression est certes bizarre) s'avère possible, il ouvrira de nouveaux horizons dans la littérature. Il ne me semble pas que ce type de roman ait déjà existé en Occident. En tout cas, il n'y en a jamais eu de tels au Japon."

Il s'agit là du premier livre de Natsume Soseki que j'ai découvert, avec le conseil de mon excellent professeur de français de 4e ( à qui je rends hommage ici). Je me suis simplement contentée de reproduire l'introduction donnée par l'éditeur, car je n'y trouve absolument rien à redire. Je vous conseille vivement de lire ce petit livre, au moins le premier chapitre qui constitue à lui seul une oeuvre d'art.
Publicité

Publié dans Japoneries

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article